Le règlement dit :
Pour le concours voyage en ville, le jury prendra en compte :
- Le critère d’implication des élèves au cours de la restitution.
- Le critère d’originalité : sur la forme, le fond, la démarche artistique.
- Le critère de diversité des productions : les différents supports, leur combinaison
Sont membres officiels des jurys : 9 personnes : seront-elles toutes présentes ?
Critères de sélection :
Les partenaires souhaitent valoriser la meilleure expression ou restitution finale qui peut s’exprimer sous différentes formes et s’afficher à la date du passage du jury dans l’établissement …
Ce qui revient souvent c’est que le prix sera accordé à la meilleure restitution de travaux (exposition, site internet, spectacle…) Pour concourir, la classe doit présenter tout ou partie de ses travaux, quelle qu’en soit la forme, à l’occasion du passage de la visite du jury.
Ce que nous pouvons proposer au jury c’est une déambulation découverte du collège par les élèves, un peu comme nous l’avons fait avec M.Chabrerie :
La déambulation se fait donc avec les élèves qui mènent le jury d’un point à l’autre de la visite ; chacun à un moment donné de la visite prend la parole et explique le lieu.
Les élèves endossent le rôle d’un génie du lieu à tour de rôle et racontent ce qui était là et comment on le vit dans le présent quand on est élève au collège
Accueil à la loge par un professeur et un élève qui fait remarquer que vu du boulevard le collège ne se remarque pas et que dans ce lieu bien des choses sont cachées.
Nous sommes dans un lieu habité par le génie du passage et cela depuis très longtemps…..
Donc ils vont vivre une expérience et vont rencontrer les différents génies du collège !
Un autre élève lit la plaque commémorative à l’entrée qui stipule le passage du lycée Jeanne d’Arc (elle aussi de passage dans notre bonne ville !) en collège sous J. Lecanuet, maire qui a fait plus qu’un passage dans notre ville.
Ces modifications se voit dans l’architecture même de l’établissement avec des matériaux contemporains : la passerelle métallique, elle aussi, lieu de passage entre les anciens et les nouveaux bâtiments, entre les salles de travail et le réfectoire.
Un autre élève promène le jury dans la cour du haut et fait remarquer la présence de la fontaine car des sources convergent et sont captées là, puisque le bâtiment se situe au pied de la colline entre Mt ST Aignan, appelé aussi le Mont aux Malades, et la ville qui est dans la vallée de la Seine ; lieu qui a été longtemps les limites des murs de la ville….
Il fait faire le tour du marronnier plus que centenaire et explique que les 650 élèves du collège tournent sans cesse autour de lui pendant leur récréation de 10mm le matin 10h , d’une heure trente à midi et encore de 10 mm entre 15h20 et 15h30.
Il fait remarquer l’horloge qu’un maléfice à bloquer à 10h
(Me semble t-il, au fait elle marche ou pas l’horloge ?)
Puis direction la salle de l’échiquier :
(Je crois qu’il y avait un jeu d’échec géant, ce serait bien de le replacer)
Là il y a 6 élèves qui entrent en jeu les uns après les autres :
Un qui présente l’ancienne porte Jeanne d’Arc et qui rappelle qu’avant l’entrée se faisait par là, par le boulevard de la Marne. Mais dorénavant elle est mise en sommeil : les élèves aiment quand il pleut se réfugier là, en contrebas sur les marches pour discuter quand on ne les débusque pas.
Un autre présente le damier au sol qui a donné son nom à cette salle pour jouer.
Deux autres présentes les vitrines qui rappellent :
- Que ce lieu était habité à l’époque gallo-romaine, fait remarquer les dés avec lesquelles des soldats romains jouaient en cachette.
- Que ce lieu a vu des batailles : puisque l’on était là à la limite de la cité et de la campagne d’où venaient les attaques : montrer le boulet et autres vestiges.
Un sixième élève présente les panneaux qui montrent les plans de Rotomagus et pointe l’endroit où nous sommes actuellement.
Ensuite un élève fait descendre le jury au rempart : là 2 autres élèves et un prof accueillent le groupe.
Présentation de la partie cachée la plus ancienne du collège : XIII ème siècle
Peu de personnes et d’élèves ont la possibilité de les voir, quel dommage, la tentative des fenêtres mises en place au cours de la restauration n’est pas satisfaisante : on a là encore la possibilité de mettre en avant une partie de notre patrimoine, les architectes ont là un défi à relever ; et nous professeurs le devoir de le faire connaître à nos élèves de passage dans ces lieux,
Le top serait de pouvoir s’y rendre, dessus !!!! Et de retrouver le sol du moyen âge. Photographier le groupe et lui demander de prendre une pause : ainsi comme dans les spectacles contemporains le spectateur devient à son tour acteur et la photo serait la preuve et le souvenir de son passage ici !!!!
Le jury refait surface et un élève les fait passer par la porte du CDI, leur fait remarquer qu’il donne sur un jardin interdit.
En sortant du CDI : un autre élève les accueille en leur présentant le buste de Barbey d’Aurevilly qui est en vitrine, et qui lui aussi n’est pas très visible si on ne le fait pas remarquer.
Au moment du changement de nom, il y a eu polémique pour savoir quel nom donné à ce collège et c’est Barbey qui a été choisi, originaire de St Sauveur le Vicomte dans la Manche, il a surtout vécu à Caen et à Paris.
(au fait par qui, ce choix a-t-il été fait ? Mme Chabrerie nous l’a pourtant dit)
Ensuite direction la cour du bas :
Là il y a 4 élèves qui accueillent le groupe :
- Un élève les mène au portail de la rue St Patrice, et fait remarquer qu’elle vient d’être automatisée et ne sert qu’au personnel de direction et aux locataires de l’immeuble.
- Un autre leur fait découvrir les salles d’EPS et notamment la salle d’escalade : très pratique pour apprendre à s’échapper par les hauts murs !
- Un autre la façade de l’hôtel d’Arras qui date de 1633 ; a cet emplacement il y avait la porte aux rats qui a été condamné en 1528 et des notables de la ville s’en sont emparés pour y demeurer et y construire leur logement.
- Un autre fait remarquer la présence d’une autre fontaine et les amène pour la descente vers la casemate :
Dans la salle qui mène à la casemate un élève fait remarquer les différents plans accrochés par M. Chabrerie, qui fait tous les ans les visites du patrimoine, et qui est l’ami de notre historien local M. Jacques Tanguy, dont nous avons utilisé très largement le site internet pour notre documentation. Mme Chabrerie est notre intendante, c’est la mémoire vivante du lieu car elle a toujours vécue là ! L’élève rappelle ainsi que les vestiges récupérés et mis en vitrine l’ont été grâce au couple Chabrerie.
La casemate :
Cette partie du collège est la plus secrète et la plus difficile d’accès sans guide. On demande donc aux personnes de se suivre les uns derrière les autres, de se tenir à la rampe pour ne pas tomber !!! L’eau est toujours présente et la casemate serait encore inondée sans le système mis en place.
Descente des 37 marches avec un autre élève qui emmène le groupe à sa tête, tous les autres suivent en procession vers cette descente en enfer !
Imaginons –nous cela en fredonnant la marche funèbre ! Tous ensembles !!!!
L’élève de tête les emmène jusqu’au fond des 25 m de la casemate, un autre élève fait remarquer qu’on arrive sous le boulevard de la Marne ;
Cet ouvrage militaire de la fin du XV ème siècle a été construit pour faire face à l’artillerie qui a fait de gros progrès : l’objectif était d’éloigner les canons ennemis devenus plus destructeurs pour les murailles.
Petit coucou au squelette accroché au fond des marches !
On remonte, ce qui serait bien serait d’emprunter de la cour du bas l’escalier qui mène directement au hall d’honneur :
Dans le hall d’honneur :
Un élève lit l’inscription 1882 et rappelle que la ville de Rouen a racheté le lieu en 1880, pour en faire un lycée de jeune fille : le 2ème de France. Le lycée Jeanne d’Arc.
Un autre élève lit les noms des résistants persécutés qui ont été gravés sur la plaque commémorative : il rappelle les heures sombres de l’occupation : des élèves du collège ont été déportées :
On remonte l’escalier : une élève a survécue à l’enfer d’Auschwitz Mme Denise Holstein : depuis 1990, et les thèses négationnistes elle a décidé de témoigner pour ne pas oublier tous ceux qui sont morts pour rien : elle a créé une association et c’est dans son ancien lycée qu’elle a repris pour la première fois la parole ; elle passe son témoignage que nous devons transmettre : nous avons une cassette audio où elle raconte ce qu’elle a vécue.
En son honneur, une salle lui est dédiée et un élève lit la plaque commémorative qui se trouve dans l’ancien réfectoire du lycée qui est devenue la salle polyvalente du collège.
Une fois arrivée là : le jury, tous les élèves de la classe et tous les intervenants « de voyage en ville»sont présents pour visionner ensemble le diaporama au cour duquel les élèves racontent leur texte imaginé à partir de la visite des lieux.
Le diaporama pourrait peut-être commencer avec google earth et un zoom sur notre collège.
Une petite photo souvenir ici, puisque c’est là maintenant que sont prises les photos scolaires ! ce qui clôture notre travail et notre année scolaire.
Ce travail va être archivé dans notre cdi, et va servir de base de travail pour faire découvrir le collège aux élèves qui arrivent en 6ème.
Mme JOAQUIM =)